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1. La colère Si tu renonces du fond de ton coeur à te venger d'une offense, si tu réfléchis à ta propre attitude qui peut avoir mérité l'impatience et le comportement de ton prochain ; si tu ne vois pas de mauvaises intention à tout ce qui t'arrive, alors la colère n'aura pas de prise sur toi. Si tu ne gardes pas rancune et ne cherches pas à te venger, en nuisant par pensées, par paroles et actions ; si tu sais garder ta langue ; si tu ne médis pas et surtout si tu ne calomnies pas en portant un jugement téméraire, alors la colère n'aura pas prise sur toi. Si tu cherches à te réconcilier avec celui qui te dois quelque chose ; si, au lieu de lui faire du mal, de lui vouloir du mal, tu lui fais du bien ; si tu pries pour lui ; si tu fais des sacrifices pour lui ; si tu demandes à la Providence d'organiser la réconciliation, alors la colère n'aura pas prise sur toi.
2. L'avarice Si tu partages volontiers ton bien, non seulement le superflu, mais aussi ce à quoi tu es très attaché ; si tu ne crains pas de manquer du nécessaire ; si tu ne te mets exagérément en peine du lendemain ; si tu ne commets pas d'injustice vis-à-vis de ton prochain, alors tu auras vaincu le vice de l'avarice, ce grand vice de l'amour des biens matériels au mépris de Dieu et du prochain, si répandu à tous les âges et en tous les milieux.
3. L'envie Si tu te réjouis du bien d'autrui, matériel et spirituel ; si tu ne t'attristes jamais avec dépit ; si tu écoutes avec plaisir et satisfaction l'éloge justifié que l'on fait d'autrui ; si tu aimes féliciter, encourager ceux qui font le bien ; si tu aimes à en louer Dieu, alors tu auras vaincu le vice de l'envie, si secret et si répandu. Si tu ne ternis jamais la réputation d'autrui, dans le secret de la médisance, dans le «bavardage bien intentionné» ; si tu as de la peine des défauts d'autrui et encore plus de peine de tes propres défauts ; si tu pries pour ton prochain, alors tu ne seras pas envieuse. La paresse Si tu fais tout ce qu'il faut pour occuper ton corps à un travail utile à toi-même et au prochain ; si tu fais tout ce qu'il faut pour ne pas laisser ton esprit inoccupé ou occupé à des choses sans valeur pour le Ciel, alors
4. la paresse ne t'atteindra pas. Si tu penses qu'il faut toujours s'instruire, à tout âge, de la vraie doctrine chrétienne, indispensable alimentation de la prière ; si tu penses que les bonnes intentions ne suffisent pas si elles ne sont pas mises en actions le mieux et le plus tôt possible ; si tu demandes à Dieu de te préserver de l'ennui et de l'oisiveté, alors la paresse, et tous les péchés d'omission qu'elle entraîne, ne t'atteindra pas.
5. L'orgueil Si tu rapportes toute chose à Dieu, si tu veux Lui soumettre tout ce qui est en toi et dans les autres créatures ; si tu aimes à être oubliée, méprisée et comptée pour rien, si tu ne recherches pas les honneurs, les louanges, tu ne seras pas orgueilleuse. Si tu te crois indigne de tout bienfait de Dieu, si tu supportes patiemment les contradictions de la vie, les croix de chaque jour, si tu supportes sans désir de vengeance les humiliations, alors tu ne seras pas orgueilleuse.
6. La gourmandise Si tu crains d'être surprise par la gourmandise, si tu es dans l'intention très ferme de la combattre, si tu ne t'attardes pas à la table et à ses plaisirs, si tu ne désires que le nécessaire, si tu es fidèle à offrir à Dieu ta nourriture et à l'en remercier après l'avoir prise, pensant bien à ce que tu dis, sans routine, alors la gourmandise n'aura pas accès à ton coeur.
7. La luxure Tu reconnaîtras ta force contre ce vice si tu souffres avec peine et douleur les aiguillons de la chair, sans néanmoins te laisser blesser par eux ; si chaque jour tu les maîtrises à ce point qu'ils deviennent de plus en plus faibles ; si tu repousses les mauvaises pensées, sans t'y arrêter volontairement ; si tu aimes la pureté comme la prunelle de tes yeux, au point de prévenir la moindre chose opposée à elle ; si tu pries avec humilité pour ne pas succomber à la tentation et être délivrée des suggestions du Malin, alors tu vaincras. |